Parlons bien, disons vrai.

Les catégorie d’êtres – Part V

Les trois catégories dont il est question on en commun de ne pas s’aimer. Pourquoi en est-il ainsi ?

Les attitudes de l'entourage et particulièrement des parents

Le fait de ne pas encourager, renforcer, rassurer, toucher les enfants. Plus généralement, l’absence d’affection, d’intéressement. En réaction l’enfant aura tendance à se renfermer et/ou à utiliser diverses stratégies pour attirer l’attention, pour se faire valoir, pour se montrer digne de leur intérêt.
Le fait de dévaloriser l’enfant par la critique directe ou plus subtilement par un maniement de l’ironie, de commentaires sarcastiques sur eux mais aussi sur les autres personnes. En effet, dans ce dernier cas, l’enfant intériorise qu’il est souhaitable d’être conforme au désir d’autrui.
Le fait de surprotéger, d’être possessifs, de toujours dire « fais ça, va là. » souvent associé à la critique « tu ne fais jamais rien par toi-même ».
Pour les personnes qui deviennent toxiques, le fait de s’intéresser à l’enfant en fonction de ses compétences seulement. Mais aussi le fait de surévaluer, de trop valoriser l’enfant.

Au-delà des seules personnes certaines circonstances de la vie peuvent nous marquer.

Les événements

Le fait d’avoir vécu des événements ayant provoqué un sentiment d’absence de contrôle sur l’environnement (décès, état dépressif d’un parent, disputes entre parents.) génère une angoisse avec laquelle il faut réussir à vivre.075_Se_proteger_du_vent_glacial

Nous sommes imprégnés de notre environnement c’est à dire des autres et des événements. Provoquant des émotions, cette relation à l’extérieur du corps nous a fait réagir. Nous avons pris des habitudes, développé des stratégies en réponse à ce que nous avons vécu. Ces habitudes nous ont été dictées par un besoin : se maintenir en vie, ne pas succomber au mal être ; et pour cela il nous a bien fallu nous protéger.

Se mentir, se protéger

Toutes les attitudes de défense s’expliquent par le fait que (1) pour nous aimer nous avons besoin de l’approbation des autres (2) nous ne voulons pas vivre dans la douleur et le malaise.

Très succinctement nous nous donnons certaines attitudes destinées à réaliser ces deux buts.

séduire ses interlocuteurs

La séduction répond au besoin de sentir que les autres nous aiment. La contrepartie est une sensibilité importante aux critiques. La seconde « limite » de la séduction est qu’elle rassure seulement quand elle reste superficielle. En effet, dès qu’il s’agit d’engager complètement sa personne il y a le risque de se montrer tel qu’on est réellement et donc de décevoir.
Dans le registre de la séduction et du fait de faire envie la possession n’est pas la dernière des stratégies
posséder les êtres et les objets
La possession des êtres et des choses répond à plusieurs besoins :
Nous nous assurons d’entendre de l’autre ce que nous avons envie d’entendre. Nous retrouvons le désir d’être aimé, adulé, reconnu.
Nous montrons que nous sommes capables d’agir efficacement ; de contrôler ce qui nous entoure. N’est ce pas faire preuve d’une action efficace que d’exercer son pouvoir sur autrui ?
Nous pouvons susciter l’envie, l’admiration de l’autre ; non seulement de la personne possédée mais aussi de toutes les personnes qui peuvent voir combien on a une belle voiture, un blouson neuf et flamboyant.. Nous exploitons le plaisir d’être aimé pour ce que l’on a, plus que pour ce que l’on est. Et puis, tout ce qui nous distingue nous permet de renforcer l’amour que l’on se porte.

Quand bien même nous serions encore mal à l’aise, quand bien même les autres ne nous auraient pas donné ce que l’on attendait d’eux, il nous reste quelques portes de sortie pour nous préserver.

Rappelons-nous de ce que nous avons vu dans le chapitre consacré aux comportements. Face à un agent stressant, nous avons trois possibilités : ne rien faire – ce qui provoque le mal être -, fuir et lutter. Le premier comportement n’étant pas très utile, il nous reste les deux autres.

fuir ce qui est désagréable

La fuite peut prendre la forme de mécanismes de défenses destinés à ne pas avoir à assumer ce qui peut être désagréable. Toute une palette de ces mécanismes existe parmi lesquels on trouve : l’évitement, le retrait, le déni (refus d’admettre), la banalisation (ce n’est pas grave) la projection (attribuer ses propres sentiments négatifs et difficultés aux autres), les fantasmes et la rêverie (imaginer sa réussite au lieu de la construire), la rationalisation (reconnaître mais attribuer à des causes extérieures); la compensation (fuir un sentiment d’infériorité en s’investissant dans d’autres domaines) le perfectionnisme (ce n’est pas assez bien), l’hyper contrôle de l’environnement (tout est ordonné, sans faille. comme si tout contrôler soignait les angoisses).

lutter

L’agressivité à l’encontre des autres a pour objectif de supprimer la nuisance réelle ou éventuelle qu’ils sont susceptibles de nous causer. Cette agressivité peut prendre des formes physiques mais aussi se traduire par des attitudes psychologiques tendant à dévaloriser ces personnes, leur créer des problèmes.

Il faut bien voir qu’en employant ces stratégies, nous sacrifions notre propre évolution, notre liberté au profit d’un confort immédiat très relatif.
Alors si nous décidons de continuer à changer, ce qui suit peut nous aider.

A suivre…

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La Rédaction

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